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Les antipoux qui montent, qui montent…

Plus de 3,6 millions de produits antipoux ont été vendus ces douze derniers mois. Et le marché ne semble pas près de s’essouffler.

Par Caroline Guignot

Il n’y a pas photo. Le marché des produits antipoux, qui représente 48,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 *, est dominé par trois laboratoires, loin devant le reste de la concurrence. Sont nommés premiers de la classe : Cooper et son Pouxit, Omega Pharma avec ses gammes Duo-LP-Pro et Paranix, et Merck médication familiale et son extension de gamme Apaisyl consacrée aux pédiculoses. À eux trois, ils totalisent les trois quarts des parts de marché. Cependant, leur position hégémonique s’est légèrement effritée depuis 2014, date à laquelle ce chiffre atteignait 80,1 %. Il faut dire que le marché est porteur : 43,3 millions d’euros en 2014 et 46,9 millions en 2015, soit une progression de près de 12 % en deux ans. De quoi attiser les convoitises. D’ailleurs, de nouveaux acteurs intègrent régulièrement le marché, le rendant de plus en plus concurrentiel. On peut ainsi noter la percée de Chauvin Bausch & Lomb qui surfe sur la visibilité de sa gamme antimoustique Cinq sur Cinq pour réussir son entrée. Et bien lui en a pris : en quelques mois, ses produits antipoux ont réussi à capter 2,23 % du marché en valeur. 
Les cinq premières références antipoux en 2016 regroupent deux produits Pouxit (lotions 100 et 200 ml), qui culminent autour de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires (CA) sur l’année, suivis du shampoing traitant Paranix, de la lotion Apaisyl Xpert 200 ml et du spray Pouxit. Ces trois dernières références sont les seules à dépasser les 2 millions d’euros de CA.

Se démarquer

S’il ne cesse de grimper, le marché des antipoux a vu son offre particulièrement fluctuer au gré des attentes des utilisateurs : voilà déjà quelques années que les produits insecticides sont progressivement délaissés au profit des formulations favorisant une action mécanique (huiles végétales ou minérales, silicone, diméthicone…), même si quelques-uns parviennent encore à tirer leur épingle du jeu (Item, Itax, Hegor…). La gamme Puressentiel, qui se revendique issue de l’aromathérapie en raison de sa formulation combinant huiles végétales et essentielles, a fait de sa lotion antipoux son produit phare : il s’en est vendu l’an dernier près de 73 000 unités, pour un chiffre d’affaires de 1,17 million d’euros, en progression de 15,5 % en un an. 
La forme galénique a elle aussi son importance et, de ce point de vue, le marché est bien équilibré entre les lotions qui doivent être laissées en place 10 à 15 minutes (Ecoprioderm, Apaisyl, Paranix…) et les shampoings 2 en 1 ou 3 en 1 (Cinq sur cinq, Quies…) qui simplifient le traitement et permettent de gagner du temps. Reste que la visibilité des marques demeure un déterminant fort pour le succès des produits, sur un marché où les générations de clients se renouvellent sans cesse. 

* Cumul mobile annuel entre juin 2015 et mai 2016.

La part des répulsifs

Sur ce marché, la part des répulsifs et des traitements préventifs reste limitée à 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, en recul de 17 % par rapport à l’année précédente alors qu’il avait été stable entre 2014 et 2015. Cependant, le spray naturel Puressentiel, déjà leader de cette catégorie, a encore su progresser de 19 % en deux ans : il a ainsi engrangé plus de 950 millions d’euros sur les douze derniers mois. Loin derrière se positionnent les répulsifs Paranix et Parasidose, qui ont oscillé autour de 320 000 à 350 000 euros en 2016.

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