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Auto-satisfecit ministériel

Après Marisol Touraine, c'est au tour de Michel Sapin et Christian Eckert de se réjouir d'avoir assaini les comptes de la Sécurité sociale.

La ministre de la Santé Marisol Touraine s'était déjà targuée en septembre dernier d'avoir « remis à flot la Sécurité sociale » avant d'être nuancée, quelques jours plus tard, par la Cour des comptes. Qu'à cela ne tienne. À quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, ses confrères à l'Économie et au Budget reviennent à la charge. C'était mercredi 12 avril, à l'Assemblée nationale ; Michel Sapin et Christian Eckert présentaient pour la dernière fois de ce quinquennat le programme de stabilité et le programme national de réforme, deux documents qui définissent la stratégie des finances publiques devant la Commission européenne. Selon le secrétaire d'État chargé du Budget, « les comptes de la Sécurité sociale ont continué à s'améliorer en 2016 de près de trois milliards d'euros. Depuis 2012, la réduction du déficit s'est poursuivie. Les comptes de toutes les branches se sont améliorés [...]. Ce ne sont pas des prévisions, ce sont des constats !, a insisté Christian Eckert. L'Objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) pour 2016 a aussi été tenu, comme chaque année depuis le début du quinquennat ». Pour 2017, il indique que le gouvernement « prend toutes les dispositions pour respecter l'objectif, en hausse de 2,1 % seulement ».

La sanction des urnes

Le secrétaire d'État s'est également félicité d'un pouvoir d'achat qui « progresse fortement », du redressement des marges des entreprises et du bon moral de leurs dirigeants, autant d'indicateurs d'une activité qui « s'accélère. [...] Ainsi, en mars 2012, la quasi-totalité des voyants conjoncturels étaient dans le rouge. Ils sont quasiment tous au vert aujourd'hui ». Et Michel Sapin de conclure cette audition : « Après cinq ans de gestion rigoureuse, la France est sur le pas du rétablissement définitif de ses finances publiques. La catastrophe est derrière nous. [...] Si je devais formuler un vœu pour l'avenir, c'est que le prochain gouvernement conserve cet esprit de sérieux qui a guidé notre action. » À vous déjà de juger de l'action du gouvernement actuel le 23 avril prochain.

Par Anne-Laure Mercier

13 Avril 2017

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