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Philippe Besset

Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

© Nicolas Kovarik

Revaloriser, protéger, simplifier et surtout écouter

C’est la période des vœux et le premier qui me vient à l’esprit est que 2021 soit l’année où le SARS-CoV-2 quitte enfin nos vies. Depuis de longs mois, les pharmaciens sont en première ligne pour le combattre et l’année qui s’achève a été, il faut le reconnaître, aussi éprouvante que traumatisante à bien des égards. Pour nous, pharmaciens, mais aussi pour nos étudiants, empêchés de se rendre dans les universités ainsi que pour l’ensemble des Français confrontés à la fermeture des lieux de vie et de culture, et qui ont parfois perdu leur emploi ou vu un proche décéder. Et puis, les périodes de confinement, dont on ne connaît pas toujours la fin, génèrent une forte angoisse dans la population. Même si cette mesure est d’une redoutable efficacité pour limiter le nombre de décès, elle n’en reste pas moins une disposition qu’il faut absolument éviter. Et comme nous le martelons depuis plusieurs mois, cela passe par la prévention et l’éducation à la santé de nos concitoyens. C’est mon deuxième vœu, que 2021 soit l’année où le gouvernement mette enfin en œuvre une véritable politique de santé publique dans notre pays.
J’en ai un troisième, celui que les listes présentées par la FSPF remportent le plus de voix possible lors des élections aux URPS d’avril prochain. Je suis convaincu que dans cette période difficile, la profession a besoin d’un syndicat fort pour faire entendre sa voix. Un syndicat qui les protège contre les attaques de la grande distribution et des géants du commerce en ligne, qui simplifie leur exercice en s’opposant radicalement au surcoût qu’entraîne la sérialisation pour nos entreprises. Les pharmaciens ont également besoin d’un syndicat qui fait de la revalorisation du métier sa priorité.

« Notre programme est fait pour vous, et il sera fait avec vous. »

Si nous remportons ces élections, nous ne demanderons pas une énième réforme de la rémunération avec son lot de gagnants et de perdants. Si nous gagnons, nous nous battrons tout simplement pour l’augmentation du montant de nos honoraires qui sont désormais le cœur de la rémunération de la dispensation, mais aussi contre l’avenant n° 19 qui prévoit une diminution des honoraires complexes. Cet avenant est celui de la honte. Celui qui a vu, pour la première fois dans l’histoire, un syndicat accepter une baisse significative de notre rémunération ! 
Vous l’aurez compris, notre devise pour 2021 (et les années suivantes) tient en trois mots : revaloriser, protéger et simplifier. J’en ajouterai un quatrième : écouter. La FSPF est le seul syndicat à l’écoute des pharmaciens de terrain grâce à son réseau de syndicats départementaux qui œuvrent au quotidien. Et afin de répondre aux mieux à vos attentes dans la perspective des élections aux URPS, nous lançons une grande consultation nationale à laquelle chacun d’entre vous sera invité à participer. Notre programme est fait pour vous, et il sera fait avec vous. 
Malgré ces temps moroses, je garde espoir dans l’avenir et vous adresse, chères consœurs et chers confrères, tous mes vœux pour cette nouvelle année qui commence.

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