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Vaccination des plus jeunes et autotests pour les profs

Les pharmaciens vont pouvoir vacciner les enfants de 5 à 11 ans, procéder au rappel des 12-17 ans, et doter les professeurs en autotests.

© adobestock_Valentint

L'intervention du Premier ministre Jean Castex, le jeudi 20 janvier, était centrée sur l'annonce des futurs allègements des restrictions pour raison sanitaire et sur les explications relatives à la mise en place du pass vaccinal. Elle a également été l'occasion d'annoncer l'évolution des modalités de vaccination des enfants et des adolescents contre la Covid-19, impliquant largement les pharmaciens.

Rappel pour les ados

Concernant les 12-17 ans, c'est la campagne de rappel qui va débuter dès ce lundi 24 janvier. Pour cette tranche d'âge, les doses à injecter sont identiques à celles des adultes, ce qui facilite l'organisation des sessions en officine. « Nous avons une bien plus forte allocation en Pfizer, et cela sera désormais pérenne, avec au moins 8 flacons par livraison », s'est réjoui Philippe Besset, à l'occasion de son live hebdomadaire. Immuniser les jeunes « va être notre cœur de métier durant ce mois de février, il faut qu'on arrive à ce [qu'ils] aient leur troisième dose », a-t-il indiqué.

Primo-vaccination pour les petits

Lors de sa conférence de presse, le Premier ministre a également annoncé que les pharmaciens allaient être autorisés à vacciner les 5-11 ans. « Un DGS urgent va le matérialiser ce week-end », selon le président de la FSPF. Comme à l'habitude, « le portail de commande devrait s'ouvrir lundi, permettant la commande des vaccins pédiatriques pour une livraison dans 10 jours ». Un délai logistique qu'il pourra être pertinent de porter à la connaissance des parents concernés.

Autotests pour l'Éducation nationale

En complément de ces annonces officielles, le sujet des autotests est également au centre des discussions. « Le directeur de la Cnam a annoncé qu'il réfléchissait à une baisse des tarifs sur les autotests, mais c'est assez complexe, car le gouvernement est attaché à ce que la filière française soit maintenue pour ne pas dépendre de la Chine. Or les prix de revient français ne sont pas compatibles avec les objectifs de la Cnam », a indiqué Philippe Besset, précisant que « rien n'est encore abouti ». Une évolution va cependant être annoncée tout prochainement avec la mise en place de la distribution aux personnels de l'Éducation nationale sur présentation d'un bon, avec une délivrance de 2 autotests durant le mois de janvier, 10 en février et 10 en mars. Selon l'arrêté paru au Journal officiel du 22 janvier, le tarif est fixé à 3,51 euros le test, plus 2 euros pour la délivrance dans ce cadre spécifique, une tarification particulière qui s'explique par la volonté de l'Assurance maladie d'individualiser ce coût pour le refacturer ensuite à l'Éducation nationale.

Par Alexandra Chopard

21 Janvier 2022

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