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Modification des règles de délivrance pour Androcur

La délivrance d’acétate de cyprotérone nécessitera bientôt la présentation d'une attestation annuelle d'information, signée par le prescripteur et le patient.

© ADOBESTOCK/FOTOHANSEL

Alors que l'Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) alerte sur le surrisque de méningiomes (tumeurs intracrâniennes) chez les patientes et patients traités par Androcur et ses génériques, de nouvelles mesures d'information et de surveillance active vont être mises en place. À l'officine, le patient devra bientôt présenter, avec son ordonnance, une copie d’une attestation d'information qu’il aura cosignée avec le prescripteur. Elle sera exigible dès le 1er juillet pour les initiations de traitement et à partir du 1er janvier 2020 pour les renouvellements.

Risque conceptionnel collatéral

Dans son point d’information, l’ANSM insiste également sur la nécessité de limiter les prescriptions aux indications de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) : l’usage de cette molécule dans « l’acné, la séborrhée et l’hirsutisme modéré et son utilisation chez l’enfant et la femme ménopausée sont à proscrire ». La fiche d’information à destination des patients pointe par ailleurs un risque d’interruption de la contraception des patientes. En effet, dans ce contexte d’alerte sanitaire, des arrêts spontanés de la prise d’Androcur sont plausibles... alors même que ce médicament a pour effet secondaire une protection à l'égard du risque de grossesse. On rappellera donc aux patientes l’importance de recourir à d’autres méthodes efficaces pour éviter une conception dès l’arrêt de leur traitement par l’acétate de cyprotérone.

Par Alexandra Chopard

14 Juin 2019

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