Formulaire de recherche

La rentabilité des officines progresse

2017, année de la confirmation ? Les données des cabinets comptables se montrent à nouveau rassurantes.

© INTERFIMO

La saison des statistiques est ouverte ! Chaque année, au printemps, les cabinets d'experts-comptables livrent leurs chiffres sur l'état économique du réseau. Le réseau CGP (Conseil gestion pharmacie) a ouvert le bal le 6 avril, suivi de près par Interfimo qui s'est prêté au même jeu le 10 avril. Et s'il est une information à retenir, la voici : « l'économie de l'officine se porte plutôt bien », pour citer Arnaud Loubier, président du directoire d'Interfimo ; « 2017 traduit une activité économique satisfaisante », abonde Joël Lecœur, vice-président de CGP. Les indicateurs en la matière sont en effet au vert : chiffre d'affaires (CA), marge et excédent brut d'exploitation (EBE) ont progressé en 2017, certes légèrement mais ils confirment une tendance amorcée en 2016 et font oublier les difficiles années qui ont précédé.

Merci les honoraires !

Dans le détail, le CA du réseau a pris 0,47 à 0,5 % selon l'un ou l'autre des deux cabinets. CGP précise que les ventes, les prestations de service (principalement les remises accordées par les génériqueurs) et les honoraires de dispensation – qui composent le CA – sont en effet restés stables. La marge brute globale a gagné quant à elle, en valeur absolue, 6 100 euros par officine, soit + 1,05 %. Sa part dans le CA continue donc, doucement mais sûrement, d'augmenter, atteignant près de 32 % du CA en 2017. La raison ? Les honoraires. Selon CGP, ils « contribuent à près de 40 % de la marge sur le médicament remboursable et à 27 % de la marge brute globale, toutes activités confondues ». Interfimo confirme que ces honoraires « montrent tout leur effet » ; « ils semblent jouer le rôle d'amortisseur à la baisse des prix », ajoute CGP. Enfin, l'EBE « se tient [lui aussi] d'année en année ; pas si mauvais que certains peuvent le prétendre », il s'est gonflé en 2017 de 3 000 euros. CGP rappelle toutefois le « trou d'air » de 2016, une baisse de 6 000 euros. Les deux cabinets attribuent en tout cas ce bon point à des frais de personnel bien maîtrisés. « Le pouvoir d'achat du pharmacien s'est donc globalement maintenu » depuis 2005, souligne Interfimo. Quant à l'avenir, Joël Lecœur estime que « maintenir la rentabilité, pour 2018, passera exclusivement par une évolution des volumes »

Par Anne-Laure Mercier

12 Avril 2018

© Le Pharmacien de France - 2018 - Tous droits réservés