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La qualité et l’encadrement du hors-AMM récompensés

Les Prix de thèse 2019 ont été remis aux gagnants dans le cadre du 72e Congrès national des pharmaciens, à Bordeaux.

© HOI ANH COMMUNICATION

Les candidats aux Prix de thèse 2019 organisés par Le Pharmacien de France et l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) ont été nombreux, comme l’a souligné Cécile Michelet, la directrice de la rédaction du magazine. La diversité des sujets traités et la qualité des travaux présentés n’a pas facilité le travail du jury, a pour sa part indiqué Gautier Davrainville-Simonato, président de l’Anepf.
Le Prix de thèse Anepf-Le Pharmacien de France 2019 a ainsi été remporté par Pierre Abécassis de la faculté de Montpellier pour son travail intitulé « État des lieux des prescriptions hors autorisation de mise sur le marché (AMM) : un encadrement indispensable ». « La prescription hors AMM est quelque chose que tout pharmacien voit dans son officine mais c’est un sujet un peu tabou », a expliqué le lauréat. La question est en effet difficile à aborder avec les patients et avec les prescripteurs. On ne sait jamais si le traitement hors AMM est voulu ou non, a-t-il estimé. En réalité, on se rend compte qu’il est souvent prescrit de manière non volontaire suite à une méconnaissance de l’AMM du médicament. C’est là où le pharmacien doit communiquer avec l’ensemble des professionnels de santé pour vérifier si ce traitement est le mieux adapté, si la balance bénéfices/risques penche en faveur du patient. »
Juliette Benedetti, également de la faculté de Montpellier, s’est quant à elle vu décerner le Prix spécial du Jury pour sa thèse intitulée « Manager la qualité à l’officine ». « Je suis convaincue que la qualité est un outil d’avenir, a-t-elle déclaré. Si ce prix peut faire passer ce message, j’en serai heureuse. » Pour elle, la qualité à l’officine représente une réalité de tous les jours, qui concerne l’équipe au grand complet. L’engagement dans une démarche qualité « peut autant apporter aux préparateurs qu’aux adjoints ou aux titulaires, et globalement à l’ensemble du réseau », a-t-elle enfin affirmé. 
Les deux sujets récompensés ne sont pas toujours très développés dans les études, mais tout ne s’acquiert pas à la faculté et des travaux personnels sont sans doute plus utiles que d’apprendre par cœur des connaissances, a estimé Bernard Muller, président de la Conférence des doyens des facultés de pharmacie et doyen de la faculté de Bordeaux, qui a tenu à rappeler que « le diplôme n’est pas une fin en soi et que dans nos professions de santé en particulier, on se forme tout au long de la vie ». Les deux lauréats se sont vu remettre un chèque de 1 000 euros et un abonnement de deux ans au Pharmacien de France.

Par Christophe Micas

21 Octobre 2019

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