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La Cnam veut passer en force sur l’ADRi

L’acquisition des droits (ADR) a été annoncée par le directeur général de l’Assurance maladie le 15 octobre dernier.

Sur le papier rien de plus simple : il s’agit d’instaurer un contrôle des droits des assurés en ligne, pour préparer une échéance importante, celle du 1er juillet prochain. Date à laquelle la ministre de la ­Santé Marisol Touraine s’est engagée à ce que les patients en affection de longue durée ou les femmes enceintes, pris en charge à 100 %, puissent bénéficier du tiers payant chez tous les professionnels de ­santé, en plus des bénéficiaires de la CMU-C et de l’Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS). Seule solution pour l’Assurance maladie, intégrer la vérification des droits dans les logiciels professionnels : c’est l’ADRi, « i » comme intégrée, donc. C’est là où le bât blesse côté pharmaciens. « Nous sommes contre toute solution online de récupération des droits », explique François Martial, président de la commission Protection sociale de la FSPF. Et que l’Assurance maladie jure qu’il n’y aura « pas de perte de temps » dans la facturation n’y change rien. En attendant, elle veut recruter 100 pharmacies pilotes dans 13 départements d’ici au premier trimestre 2016 pour expérimenter, avec les éditeurs de logiciel, cet ADRi. 

Par Laurent Simon

18 Décembre 2015

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