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N° 1324 Novembre 2020

Interview

Philippe Truelle

« Tout le monde travaille en flux tendu »

Philippe Truelle - président de l’Association des moyens laboratoires et industries de santé (Amlis)

Changer en cours de traitement, pourquoi pas

L'ANSM vient d'assouplir sa position quant à la substitution – pardon, l'interchangeabilité – des spécialités biosimilaires.

Si le concept des génériques et de leurs princeps ne peut être totalement étendu aux biosimilaires, il y a tout de même quelques points communs. Dans un document publié le 3 mai, l'Agence nationale de sécurité  du médicament (ANSM) fait le point sur sa doctrine en rappelant que « les produits biosimilaires ne pouvant être strictement identiques au produit de référence, le principe de substitution, valable pour les médicaments chimiques et les génériques [...], ne peut donc pas s’appliquer automatiquement »
Surtout, le document de l'ANSM « n'exclut plus » l'interchangeabilité en cours de traitement à condition de respecter plusieurs « garanties » : une information du patient, une surveillance clinique appropriée et la traçabilité sur les produits concernés. Mais qui « interchangera » les traitements biosimilaires : les médecins, les pharmaciens ou les deux ? Cela reste encore aujourd'hui un mystère. Rappelons en effet que la substitution d'un médicament biologique par son biosimilaire – quand il existe – a été rendue possible pour les pharmaciens depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, uniquement en initiation de traitement. Sans qu'aucun décret ne soit venu confirmer cette disposition, restée lettre morte depuis. 

Par Laurent Simon

3 Mai 2016

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