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Préparateur en trois ans, pharma en huit ?

Les discussions entamées dans le cadre de la Grande Conférence de la santé sont l’occasion de relancer la proposition de former les préparateurs en pharmacie dans le cadre d’une licence pro.

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Le Premier ministre Manuel Valls avait annoncé au début de l’été une Grande Conférence de la santé (GCS) consistant en « six mois de travail de préparation entre juin 2015 et janvier 2016, donnant lieu début 2016 à des débats publics », précise le gouvernement. Si les grands thèmes de la conférence – hôpital, enseignement, recherche – ne concernent les pharmaciens qu’à la marge, il en est au moins un où la profession devra marquer sa différence, à savoir la formation initiale. C’est pourquoi la FSPF a réuni dans un document les grandes lignes de sa contribution. On y apprend notamment que « si les études de pharmacie doivent s’orienter vers une durée de huit années pour permettre l’obtention d’un doctorat, nous y sommes favorables pour peu qu’ensuite, les professionnels ainsi formés puissent se voir confier de vraies missions ». En d’autres termes, fondre les études de pharmacie dans la réforme licence-master-doctorat, oui… mais pas à n’importe quel prix.

BP en préparation

Pour le reste, la majorité des recommandations concerne les préparateurs, une profession « régulièrement oubliée en raison de [son] positionnement dans le Code de la santé » dont, de surcroît, le référentiel du brevet professionnel « date de 1997 » et est « inadapté ». Il faudrait donc « remettre à plat » le diplôme de préparateur en créant un apprentissage en trois ans – qui n’existe pas actuellement dans les registres de l’Éducation nationale – pour « garantir la certification des compétences et l’adaptation du diplôme aux évolutions de l’officine ». Les diplômes de préparateur en pharmacie et de préparateur hospitalier pourraient même être rapprochés selon la modalité suivante : deux années commune en apprentissage, puis une « année de spécialisation officine ou hôpital », précise la FSPF. La difficulté sera de convaincre les pouvoirs publics d’accepter la création d’une exception : la branche souhaite « qu’un schéma adapté puisse lui être proposé et pointe le risque à organiser la formation sous statut scolaire avec des stages ». Apprentis, un jour… 

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