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Philippe Besset

Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

© nicolas kovarik

Pour une santé plus sûre

Toujours améliorer la sécurité de nos dispensations. C’est avant tout une garantie pour nos patients, mais aussi le gage de préservation de notre monopole. Nous sommes les gardiens du poison, c’est le cœur de notre métier. Jamais rien ni personne ne remplacera la compétence des pharmaciens et des équipes officinales en matière de délivrance des spécialités et de conseils associés. Bien sûr, cela repose sur la formation continue, mais aussi initiale. C’est pourquoi nous défendons la réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques, qui valorisera et offrira de nouvelles perspectives au métier de pharmacien, titulaire ou adjoint, ainsi que l’universitarisation du diplôme de préparateur en pharmacie. Des préparateurs que nous souhaitons d’ailleurs plus nombreux pour renforcer nos équipes. Aujourd’hui, environ 7 000 apprentis sont en formation dans nos officines et nous pouvons en absorber facilement 3 000 à 4 000 de plus pour répondre aux besoins d’une profession de plus en plus sollicitée. À l’heure où de nombreux lycéens s’interrogent sur leur orientation future, la FSPF vient de lancer une campagne d’affichage dans les officines afin de susciter des vocations au sein de la patientèle pour ce métier en pleine mutation et souvent méconnu du grand public.

« Le déploiement
du service public
“Mon espace santé”
fait partie des
progrès que nous
attendons. »

Une dispensation plus sûre passe également par le développement de nos outils informatiques. Les dernières négociations conventionnelles ont d’ailleurs consacré un pan entier à l’accompagnement des pharmaciens dans le cadre du virage numérique. Avec notamment la nécessité de disposer d’un logiciel métier référencé Ségur, qui nous aidera aussi à mieux gérer les entretiens pharmaceutiques, ainsi que d’un logiciel d’aide à la dispensation (LAD) certifié par la Haute Autorité de santé (HAS).
Le déploiement du service public « Mon espace santé » fait également partie des progrès que nous attendons. Depuis début février, chaque citoyen peut bénéficier de ce carnet de santé électronique qui représente une opportunité pour faciliter les interactions entre les patients et leur pharmacien, de manière simplifiée et sécurisée. Et puis demain, grâce à son intégration dans nos logiciels labellisés Ségur, cet espace pourra être consulté et alimenté automatiquement par les officinaux. Il va nous offrir la possibilité d’accéder rapidement à une synthèse du dossier médical de nos patients, aux pathologies dont ils souffrent, à leurs dernières prescriptions, ainsi qu’à leur carnet de vaccination. Grâce à une meilleure formation et au développement de ces outils, les pharmaciens vont pouvoir pleinement jouer leur rôle de dispensateurs, mais aussi d’acteurs à part entière de la prévention pour garantir à tous une santé plus sûre.

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