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Les pharmaciens enquiquinés sur le tiers payant

La grogne monte chez les pharmaciens pour des tracasseries administratives à répétition sur fond de mise en place du tiers payant généralisé chez les médecins. Inventaire à la Prévert.

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La grogne exprimée par les pharmaciens héraultais mi-septembre n’est peut-être pas arrivée par hasard. Ces confrères dénonçaient, entre autres, les tracasseries administratives qu’imposent les caisses primaires aux officinaux. De fait, Christophe Koperski, président de la commission Exercice professionnel de la FSPF, déplore un nombre croissant de rejets de tiers payant, notamment sur la couverture maladie universelle complémentaire, pourtant assurée par le régime obligatoire, ou, depuis cet été, sur la part complémentaire de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), également gérée par l’Assurance maladie, même si un retour à la normale a été constaté pour cette dernière. Ont également été signalés des rejets de paiement sur le système Scor (Scannérisation des ordonnances), qui permet d’envoyer à l’Assurance maladie de façon dématérialisée les pièces justificatives pour le remboursement d’un patient. Serait-ce pour mieux vendre le nouveau dispositif de tiers payant baptisé ADRi (Acquisitions des droits intégrés) que l’Assurance maladie a mis en place depuis cet été, notamment pour faciliter le tiers payant chez les médecins ? « J’espère que ce n’est pas la remise en cause de la garantie de paiement dont bénéficient les pharmaciens, analyse Christophe Koperski. Est-ce un excès de zèle ou un état d’esprit général, nous ne le savons pas encore. » Une réunion est prévue avec les services de l’Assurance maladie le 13 octobre prochain où ces questions seront abordées. L’intégration ou non d’ADRi dans les logiciels officinaux sera certainement un des grands sujets de la prochaine convention pharmaceutique. 

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