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L’internat pour tous… mais pour quand ?

Les concertations autour de la réforme des études de pharmacie sont maintenant closes. Se dessine une refonte plus qu’une réforme du doctorat.

Par Laurent Simon

© FOTOLIA/GRGROUP

Ce n’est pas un mois qu’il aura fallu à la profession pour se mettre d’accord sur les propositions de réforme des études, mais un an. En effet, quand, en octobre 2016, le gouvernement a missionné Dominique Porquet, ex-président de la Conférence nationale des doyens des facultés de pharmacie, son rapport devait être remis dès novembre de la même année. Insuffisant, bien sûr. Douze mois plus tard, le document final devait être rendu fin septembre aux ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur.

Internat officinal

À la question « Faut-il des diplômes d’études spécialisées (DES) pour les filières officine et industrie ? », posée par la présidente de l’Ordre Isabelle Adenot, fin 2016, la réponse semble être oui. Après les discussions lancées à la suite de la Grande Conférence de la santé de février 2016, les représentants du monde de la pharmacie ont présenté une série de propositions destinées à relifter le dernier cycle des études. Au final, les trois filières (industrie, officine et internat) seraient maintenues et les DES de biologie médicale et de pharmacie hospitalière resteraient uniquement accessibles après l’internat, dont, à terme, l’examen devrait d’ailleurs être informatisé, comme c’est déjà le cas chez les médecins. Mais la nouveauté se situe ailleurs : la création de trois DES, l’un de recherche pharmaceutique et surtout deux autres concernant l’officine et l’industrie.

Une année de stages

La sixième année d’officine serait ainsi coupée en deux semestres : un stage d’au moins six mois au comptoir et le reste du temps dévolu à d’autres structures de santé (maisons de santé…). Le DES industrie serait, lui, aménagé pour favoriser encore plus les doubles cursus avec, par exemple, des écoles d’ingénieurs ou de commerce. L’allongement de la durée des études à huit ans, au départ évoqué, a été écarté dès la lettre de mission remise à Dominique Porquet. Ce dernier ne s’interdit néanmoins pas « de passer à sept ans dans quelques années ». La balle est dans le camp des ministères : la réforme pourrait ne pas être mise en place avant, au mieux, 2020. Patience, donc… 

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