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Philippe Gaertner

Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

© Miguel Medina

Égalité de traitement

Face aux difficultés économiques que nous subissons, votre mobilisation reste de mise. Avec plus de 1 300 contributions à la Grande Consultation lancée en juillet dernier et 3 750 pharmaciens qui ont répondu au sondage associé, la profession n’oublie pas l’essentiel : pour vivre, il faut préparer l’avenir. Et le Congrès des pharmaciens qui se tiendra à Nantes les 22 et 23 octobre prochains sera l’illustration de ce principe. Car le temps va s’accélérer : en neuf mois à compter de cette rentrée, les pharmaciens connaîtront trois événements majeurs : la traditionnelle loi de financement de la sécurité sociale, l’élection présidentielle de mai 2017 mais aussi – et surtout, dirais-je –, la renégociation de la convention pharmaceutique. 
Je ne saurais trop insister sur l’importance de ce dernier texte, devenu en cinq ans la pierre angulaire de notre métier et de notre rémunération, puisque plus de 50 % en dépend aujourd’hui. C’est pourquoi – malgré nos différends, malgré nos différences – nous avons choisi l’unité entre syndicats représentatifs pour porter la voix de la pharmacie d’officine.

« Malgré nos
différences,
nous avons
choisi l’unité. »

Et ce, tant que ses intérêts ne seront pas garantis par le gouvernement et l’Assurance maladie. Si les discours divergent parfois, nos ambitions sont communes. 
Devant le défi que pose au système de santé la sortie de médicaments de plus en plus onéreux, les autorités semblent avoir trouvé la solution miracle : financer l’innovation en baissant les prix des médicaments les plus anciens ou des génériques. Une solution simple en apparence mais justement par trop simpliste : nos gouvernants ont tout simplement oublié au passage ceux qui sont censés accompagner ces dispensations de plus en plus pointues et garantir leur parfaite sécurité : les pharmaciens. C’est un paradoxe que le ministère de la Santé ne peut plus ignorer. Pourtant, nous ne réclamons qu’une égalité de traitement, à savoir une croissance de notre rémunération sur le médicament remboursable de 1,75 %, équivalente à celle de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie voté pour 2017. Rien de plus… mais nous n’accepterons rien de moins, faute de quoi la profession saura prendre ses responsabilités.

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