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Vous n’irez plus en Paces par hasard

Le ministère de l'Enseignement supérieur a trouvé une échappatoire au tirage au sort à l'entrée en Paces. Pour cette année.

© FOTOLIA/ALEXLMX

 

Il y a de quoi en perdre son latin. Le 8 juin dernier, l'émotion a été vive pour les 857 candidats franciliens qui avaient placé la première année commune aux études de santé (Paces) en tête de leurs vœux pour leur entrée à l'université. Ils ont en effet appris, à l'issue de la première phase d'admission de la procédure dite « Admission post-bac » (APB), qu'un tirage au sort avait eu lieu et qu'il ne leur serait pas donné satisfaction. Jusqu'à l'an dernier, la Paces avait toujours échappé au recours au tirage au sort. Mais cette année, les 7 650 demandes d'entrée en Paces ont dépassé les capacités d'accueil des universités de la région parisienne (limitées à 6 793 étudiants) et n'ont pas pu être toutes honorées. 

Pousser les murs

Heureusement, chose promise, chose due. La nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui s'était engagée il y a quelques semaines à « faire tout ce qu'elle pouvait pour limiter le tirage au sort » à la rentrée universitaire 2017, a convoqué en urgence les doyens des facultés de médecine d'Île-de-France dès le 9 juin. Au final, « tous les candidats relevant du secteur géographique d'Île-de-France et ayant placé la Paces en vœu n° 1 absolu se verront proposer une place le 26 juin lors de la deuxième phase d'APB ». Les universités franciliennes vont donc, cette année, augmenter leurs capacités d'accueil. Reste à voir, à cette date, si les malheureux candidats en attente ne seront pas affectés dans des facultés trop éloignées de leur domicile... 
Si le problème n'a, a priori, touché que l'Île-de-France cette fois-ci, il demeure entier pour la rentrée scolaire 2018 et concerne tout le territoire. D'ici là, le Conseil d'État, qui a rejeté début juin pour vice de forme une demande de suspension de la circulaire ministérielle autorisant les universités à recourir au tirage au sort en Paces, devrait statuer sur la légalité de la méthode. Dans une interview accordée le 15 juin au Parisien, Frédérique Vidal a pour sa part indiqué que son « objectif » était qu'il n'y ait pas de tirage au sort à la rentrée 2018 dans les filières en tension.

Par Claire Frangi

13 Juin 2017

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