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Les trois commandements

Les représentants des vétérinaires se voient rappeler le cadre légal de la dispensation des médicaments. Un acte de foi des ministères de la Santé et de l'Agriculture.

 

C'est le 24 avril dernier que les vétérinaires ont reçu une missive signée conjointement par Benoit Vallet, directeur général de la Santé, et Patrick Dehaumont, directeur général de l'Alimentation au sein du ministère de l'Agriculture. L'objet ? Suite au vote le 13 octobre dernier de la loi d'avenir sur l'agriculture qui a « renforcé les exigences relatives au médicament vétérinaire », notamment en interdisant les remises, rabais et autres ristournes sur les antibiotiques vétérinaires, les administrations centrales ont voulu rappeler quelques évidences aux vétérinaires. À savoir que la prescription et la délivrance de médicaments sont soumis à « trois principes fondamentaux » : d'une part « le diagnostic du vétérinaire est le préalable obligatoire à toute prescription », de plus « toute délivrance au détail à titre gratuit ou onéreux d'un médicament vétérinaire soumis à prescription est soumis à la rédaction [...] d'une ordonnance obligatoirement remise à l'utilisateur ». Enfin, « le détenteur de l'animal est libre de choisir parmi les trois ayants droit [pharmaciens d'officine, vétérinaires, groupements agréés, NDLR] habilités à délivrer au détail des médicaments vétérinaires ». Si le premier point ne pose a priori aucun souci, pharmaciens et vétérinaires s'écharpent violemment depuis des années sur les deux suivants, puisqu'une ordonnance en bonne et due forme est rarement remise à l'éleveur, dénonce l'Association nationale de pharmacie vétérinaire d'officine (ANPVO), dont c'est un des chevaux de bataille. Dans le cas des animaux de compagnie, « les vétérinaires tiennent dans l'immense majorité des cas également officine ouverte [ce qui est interdit par la loi, NDLR] et vendent des médicaments pour des animaux qu'ils n'ont pas vus », analyse Jacky Maillet, le président de l'ANPVO. Reste à savoir ce qu'un courrier changera à la situation...

Par Laurent Simon

7 Mai 2015

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