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Vague d'opposition à la vente en GMS

La profession n’est pas la seule à s’opposer aux préconisations de l’Autorité de la concurrence concernant la vente de médicaments en supermarchés.

© FOTOLIA/103TNN

L’avis de l’Autorité de la concurrence, en date du 4 avril dernier, sur la distribution du médicament provoque des remous. Au sein de la profession d’abord, qui n’a pas tardé à montrer son hostilité aux propositions de l’instance concernant la remise en cause du monopole officinal et l’ouverture du capital des pharmacies. La FSPF a ainsi rapidement appelé les confrères à signer la pétition « Dites non à la financiarisation de la pharmacie ». Le syndicat propose également d’apposer une affiche dans sa pharmacie pour alerter les patients des dangers de la vente des médicaments en grandes et moyennes surfaces (GMS).

Le soutien de parlementaires

Mais la profession n’est pas seule à contester les préconisations de l’Autorité de la concurrence. Dix-sept députés de La République en marche viennent ainsi de signer un communiqué dans lequel ils expriment leur opposition face à ces recommandations. « Le médicament n'est pas un bien comme les autres et le rôle du professionnel de santé dans l'accompagnement du patient est primordial », écrivent-ils. Pour eux, « dans de nombreux territoires ruraux, désertés par les médecins, les pharmaciens sont des piliers essentiels dans l'offre de services auprès des populations et seront amenés à jouer un rôle de plus en plus important dans l'offre globale de santé. Notre volonté est de conforter leur place et non de la fragiliser, et de leur permettre de recevoir un soutien de la part de l'État dans son rôle d'aménageur des territoires ». Les parlementaires soulignent également que « la vente de médicaments ne doit pas être considérée comme un marché de simples objets de consommation et que le maillage territorial est particulièrement crucial dans les territoires de santé ruraux comme urbains ». Dès le lendemain de la publication de l’avis, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait déclaré ne pas être favorable à la vente de médicaments sans ordonnance en parapharmacie ou GMS.

Par Christophe Micas

12 Avril 2019

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