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Vaccination en ville : un nouveau casse-tête

L’administration en ville du vaccin anti-Covid produit par le laboratoire AstraZeneca démarrera le 25 février. Mais seulement dans les cabinets médicaux.

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Dans le cadre de la stratégie de vaccination contre la Covid-19 publiée le 2 février, la Haute Autorité de Santé (HAS) se déclarait favorable à la prescription et à l’administration par les pharmaciens du vaccin produit par le laboratoire AstraZeneca. Or, depuis, les officinaux n’ont toujours pas obtenu le feu vert des autorités sanitaires. « L’arrêté autorisant la vaccination par les pharmaciens n’est toujours pas paru alors que l’on nous l’avait promis pour le 9 ou le 10 février ! », déplorait Philippe Besset, le président de la FSPF, lors de l’Afterwork hebdomadaire du syndicat le jeudi 11 février.

Pharmacie référente

Pour l’heure, seulement les médecins de ville pourront l’administrer. Mais le dispositif mis en place pour qu’ils puissent s’approvisionner semble bien complexe, aussi bien pour eux que pour les pharmaciens. En pratique, ils devront d’abord se déclarer auprès d’une pharmacie référente afin d’obtenir un maximum de 10 doses. À partir du 15 février, et jusqu’au 17 février, les pharmaciens devront à leur tour signaler sur le portail de télédéclaration du chiffre d’affaires de l’ARS, les médecins qui les ont choisis afin de pouvoir commander les doses nécessaires. Ces dernières seront ensuite livrées dans les officines entre le 22 et le 24 février, tandis que les médecins pourront venir les récupérer à partir du 25 février. Et rebelote les semaines suivantes.

Pour Philippe Besset, il s’agit d’une « usine à gaz » qui risque d’être contre-productive, conduisant de nombreux médecins à finalement renoncer à vacciner.

 

 

Par Christophe Micas

12 Février 2021

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