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Tests antigéniques rapides : pour qui, où, comment ?

La HAS positionne les tests antigéniques de détection rapide du SARS-CoV-2 dans trois situations cliniques précises.

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Au­jour­d'hui, le test RT-PCR sur prélèvement na­so­pha­ryngé reste la ré­fé­rence dans la dé­tec­tion du vi­rus. Mais sa cir­cu­la­tion très ra­pide et les « bonnes per­for­mances des tests an­ti­gé­niques », se­lon la Haute Au­to­rité de santé (HAS), ont conduit l'au­to­rité pu­blique à dé­sor­mais re­com­man­der l’uti­li­sa­tion de ces derniers dans certains cas de figures.

Pour qui ?

  • Les pa­tients qui ont des symp­tômes (fièvre, toux sèche, perte de l'odo­rat et du goût...) « dès lors que le ré­sul­tat du test RT-PCR ne peut être ob­tenu dans un dé­lai de 48 heures ». Dans ce cas, pour ga­gner du temps et bri­ser les chaînes de trans­mis­sion, la HAS re­com­mande de réa­li­ser un test an­ti­gé­nique « dans les 4 pre­miers jours après l'ap­pa­ri­tion des symp­tômes ».
  • Les pa­tients à risque de dé­ve­lop­per des formes graves de la ma­la­die, c'est-à-dire les pa­tients de plus de 65 ans ou ceux pré­sen­tant au moins un fac­teur de risque. La HAS pré­co­nise pour eux le test an­ti­gé­nique ra­pide si le ré­sul­tat de la RT-PCR ne peut pas être ob­tenu dans un court délai. En cas de résultat né­ga­tif, elle re­com­mande cependant de confir­mer par RT-PCR pour qu'il n'y ait pas de perte de chance.
  • Les asymp­to­ma­tiques « dans le cadre d'opé­ra­tions de dé­pis­tage à large échelle ci­blant des po­pu­la­tions au sein des­quelles le risque d'in­fec­tion est plus grand qu'en po­pu­la­tion gé­né­rale ». No­tam­ment « des po­pu­la­tions qui vivent, étu­dient ou tra­vaillent dans des lieux confi­nés qui fa­vo­risent la trans­mis­sion du vi­rus à un grand nombre de per­sonnes: uni­ver­si­tés, abat­toirs... ». L'ob­jec­tif étant de dé­bus­quer les « clus­ters nais­sants ». En re­vanche, pour les clus­ters avé­rés, la règle reste le tra­çage des cas contact par RT-PCR, tout comme pour les cas contact hors clus­ters.

Où ?

Grand avan­tage de ces tests an­ti­gé­niques ra­pides par rap­port au test RT-PCR clas­sique, ils peuvent être réalisés en de­hors des la­boratoires d’analyses médicales et notamment à l’officine.

Comment ?

Ces tests se réalisent tou­jours, pour le mo­ment, sur pré­lè­ve­ment na­so­pha­ryngé, même si la HAS surveille « toutes les pu­bli­ca­tions pour es­pé­rer le plus vite pos­sible réa­li­ser des tests an­ti­gé­niques ra­pides sur prélèvements sa­li­vaires ou san­guins, ce qui per­met­trait de rendre le dé­pis­tage plus fa­cile et plus ac­cep­table ».

Par Hélène Bry

9 Octobre 2020

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