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Silence, on mutualise !

La création des groupements hospitaliers de territoires (GHT) pourrait empiéter plus qu’il n’y paraît sur l’activité officinale.

La loi de santé ayant rendu obligatoire la création de 135 groupements hospitaliers de territoires (GHT), depuis le 1er juillet dernier, les centres hospitaliers et les centres de soins sont rattachés à cette sorte d’établissement « mère » ou « support », doté d’une pharmacie à usage intérieur (PUI). Le but évident étant d’optimiser et de rationaliser les dépenses, les effectifs, les activités, dont, pourquoi pas, celle qui concerne les médicaments. En effet, des accords pourront également être passés entre l’établissement mère et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou les structures d’hospitalisation à domicile (HAD). Or rien ne laisse présager de ce qu’il adviendra de l’approvisionnement de ces établissements. Continuera-t-il à être, comme par le passé, assuré par les officines qui leur étaient historiquement liées ? Ou sera-t-il directement géré par la PUI de l’hôpital support ? D’un GHT à un autre, les situations pourraient d’ailleurs différer puisque chaque directeur conservera la main sur l’organisation, au sein du territoire de son groupement, de l’offre de soins. Quoi qu’il en soit, la menace plane.

Par Claire Frangi

23 Septembre 2016

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