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Loi Touraine : les critiques et les idées de la FSPF

© Miguel Medina

 

Mardi 9 juin, l'occasion a été donnée à la FSPF de faire entendre la voix des pharmaciens, qui comptent parmi les grands oubliés du projet de loi de santé, texte désormais appelé « loi de modernisation du système de santé ». Entendus par la commission des affaires sociales du Sénat, les vice-présidents Jocelyne Wittevrongel et Philippe Besset ont dénoncé « une vision médico-centrée », court-termiste, et un texte « qui rate [justement] son objectif de modernisation du système de santé ». Le syndicat majoritaire plaide pour « une loi de programmation fixant des objectifs d'organisation des soins à moyen terme, notamment en matière de santé publique, mais aussi [pour déterminer] les moyens financiers nécessaires à leur réalisation », plutôt que de dissocier financements et objectifs de santé publique comme c'est aujourd'hui le cas.

Surtout, la FSPF a proposé trois mesures, qu'elle demande aux sénateurs de soutenir : rendre le pharmacien d'officine destinataire de la lettre de liaison rédigée en sortie d'hospitalisation, expérimenter la délivrance sans ordonnance de certains médicaments à prescription obligatoire – notamment en période de garde et pour répondre aux urgences, par exemple les antibiotiques urinaires monodoses – et rétablir la possibilité confiée jusqu'en 2013 aux officinaux de collecter les prélèvements biologiques, réalisés par les infirmiers, uniquement dans les communes dépourvues de laboratoires d'analyses.

Le syndicat a également appelé les sénateurs à maintenir l'ouverture directe du capital des officines aux adjoints, un dispositif voté en première lecture à l'Assemblée nationale. « En attendant [une] révolution législative en santé »...

Par Anne-Laure Mercier

12 Juin 2015

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