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Les médecins d'Occitanie veulent stocker au frigo

L'URPS médecins libéraux d'Occitanie propose d'expérimenter le stockage des vaccins antigrippaux dans les cabinets des généralistes.

La proposition est claire : « En disposant de vaccins dans le réfrigérateur de leur cabinet, [les médecins généralistes] pourraient plus facilement proposer et procéder lors de leur consultation à la vaccination », explique le docteur Jean-Louis Bensoussan, premier vice-président de l'Union régionale des professionnels de santé médecins libéraux (URPS-ML) d'Occitanie. Selon lui, il est urgent de trouver une solution pour que la moitié des dix millions de personnes à qui l'Assurance maladie adresse chaque année un bon de vaccination contre la grippe saisonnière et qui ne l'utilise jamais puisse être incitée à revenir sur sa décision, notamment lors d'une consultation chez le médecin. Fidèle à cette logique, l'URPS-ML Occitanie pense donc qu'il est temps de placer « les médecins généralistes au cœur du système de vaccination » en introduisant plus de souplesse dans le circuit actuel qui oblige le patient à passer préalablement chez le pharmacien avec son bon de gratuité avant d'aller se faire vacciner. 

Déjà vu

Pour l'heure, l'articulation du dispositif avec les pharmaciens officinaux en cas de feu vert des tutelles reste floue. « Je ne sais pas si la fourniture des vaccins dans les cabinets doit passer par les pharmaciens ou par d'autres canaux. Quoi qu'il en soit, techniquement, cela ne devrait pas être compliqué à mettre en place », explique Jean-Louis Bensoussan qui ajoute que, dans le premier cas, « les patients n'auront qu'à rapporter leur bon au pharmacien qui aura fourni le vaccin au médecin pour que l'officinal puisse être payé par l'Assurance maladie ». Si cette demande d'expérimentation en faveur d'une meilleure couverture vaccinale n'a pas pour but de « court-circuiter la procédure habituelle », rappelons qu'elle figurait déjà dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017 avant de disparaître sur décision du Conseil constitutionnel. Celui-ci avait considéré que cette disposition « n'[avait] pas d'effet ou [...] un effet trop indirect sur les dépenses des régimes obligatoires de base ». Si cette expérimentation devient réalité, il faudra aussi se pencher sur le respect de la chaîne du froid et la traçabilité au sein des cabinets médicaux !

Par Benoît Thelliez

25 Septembre 2017

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