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Le gouvernement reste ferme

Les soignants ont jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner contre la Covid-19, sous peine d'être interdits d'exercer.

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L’exécutif n’envisage pas de changer de cap. « Le législateur a décidé d’une obligation vaccinale pour les soignants et c’est une bonne chose », a indiqué le Premier ministre, Jean Castex, sur les ondes de RTL le 26 août. « Quand on fait ce métier, on doit croire en la science, en la médecine, et on est là pour protéger ses concitoyens », a-t-il ajouté, soulignant que le gouvernement ne reculera pas. C’est-à-dire qu’à partir du 15 septembre, « les sanctions prévues par le législateur seront mises en œuvre ».

Pédagogie

Le même jour, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué lors d’une conférence de presse que cette obligation vaccinale des soignants « s’appliquera, avec pédagogie, mais elle s’appliquera ». À l’officine, tous les membres de l’équipe officinale sont concernés. Ainsi, à compter du 15 septembre, pourront être interdits d’exercer, les titulaires et les salariés des officines ne pouvant justifier d’un certificat de statut vaccinal, d’un certificat de rétablissement à la suite d’une infection par le SARS-Cov-2, d’un certificat médical de contre-indication à la vaccination, ou ne pouvant justifier de l’administration d’au moins une première dose ou d’un résultat négatif à un test réalisé dans les dernières 72 heures. « Le refus de se [faire] vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie » et « des contrôles systématiques seront diligentés pour toute prescription qui serait jugée suspecte auprès du soignant comme du prescripteur, si l’on voit qu’il y a une accumulation de prescriptions suspectes », prévient Olivier Véran.

Par Christophe Micas

27 Août 2021

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