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La téléconsultation commence à séduire les pharmaciens

Un quart des officinaux pensent sérieusement offrir ce service à leurs patients.

© ADOBESTOCK_OLEGN

Réalisée en juillet dernier par Direct Medica et Les Échos Études, une enquête montre que les pharmaciens manifestent un intérêt croissant pour l'offre de télémédecine. Concrètement, si 20 % des interrogés ne voient aucun intérêt à proposer ce service à leurs patients et que 57 % demeurent encore indécis, ils sont toutefois 25 % à envisager de passer le pas. Parmi eux, 40 % considèrent comme meilleure option celle qui réunit un lit ou un fauteuil, un terminal informatique et des dispositifs connectés au sein de l'espace de confidentialité. Un tiers opteraient pour un équipement a minima composé uniquement d'un logiciel de visioconférence. Malgré le coût nettement plus élevé de la solution, ils sont tout de même 11 % à s'intéresser de près aux cabines tout intégrées. 

Crescendo

L'intérêt non négligeable pour les pharmaciens de disposer d'une offre de téléconsultation au sein de leur officine va de pair avec celui des patients qui sont de plus en plus nombreux à utiliser ce nouveau service ouvert au remboursement depuis septembre 2018. L'Assurance maladie, qui vient de publier des chiffres en données réelles jusqu'au 31 juillet de cette année et des estimations pour les mois d'août et septembre, relève que plus de 60 000 actes de téléconsultation auront été facturés un an jour pour jour après l'entrée en vigueur du remboursement. Bien qu'en deçà des estimations – optimistes – du gouvernement qui avait avancé le chiffre de 500 000 téléconsultations prises en charge pour l'année 2019, ces données pointent une montée en puissance puisque 3 300 actes de téléconsultation sont facturés par semaine depuis la rentrée. 
Rappelons que l'entrée en vigueur, depuis le 6 septembre dernier, de l'avenant n° 15 à la convention pharmaceutique définit les participations forfaitaires et la rémunération des pharmaciens engagés dans un service de téléconsultation. Attention ! Celui-ci devra impérativement s'inscrire dans le cadre d'un exercice coordonné avec les autres professions de santé pour être pris en charge par l'Assurance maladie. 

Par Benoît Thelliez

13 Septembre 2019

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