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Et la première chambre patronale est...

Pour la première fois, le gouvernement a mesuré la représentativité des syndicats patronaux dans leur branche. La FSPF en sort confortée mais l'UNPF devrait quitter les négociations sociales.

© BAUDOUIN

« Nous nous félicitons de ces résultats », déclare Philippe Denry, en charge des relations sociales à la FSPF. Et il y a de quoi : la direction générale du travail vient de publier les résultats de la première mesure de l'audience patronale par branche professionnelle et la FSPF en sort largement confortée. Elle totalise en effet 7 095 officines adhérentes, soit 70,59 % des officines françaises syndiquées, représentant ainsi 41 473 salariés sur les 59 692 employés par des officines syndiquées (69,48 %). L'Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo) totalise pour sa part 2 514 pharmacies syndiquées, soit 14 449 salariés (respectivement 25,01 % et 24,21 %), et l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) seulement 442 adhérents, soit 3 770 salariés (4,40 % et 6,32 %).

Capacité de négociation

Un arrêté doit encore paraître au Journal officiel d'ici à la fin de l'année, qui confirmera ces chiffres au regard du respect des autres critères de répresentativité que sont par exemple les valeurs républicaines, l’indépendance, la transparence financière ou l’implantation territoriale. Mais « l'adhésion des entreprises » constituant le « socle de la mesure de l'audience patronale », force est de constater sa solidité du côté de la Fédération qui acquiert au passage, puisqu'elle dépasse le seuil des 50 %, un droit d'opposition à l'extension d'un accord collectif. En revanche, « le critère de l'audience [étant] réputé satisfait, si une organisation professionnelle franchit le seuil de 8 % soit des entreprises adhérentes à toutes les organisations [...] candidates, soit des salariés employés par ces mêmes entreprises » au niveau de la branche, l'UNPF perd sa représentativité dans le champ social, à savoir la « capacité à négocier ou proposer des accords ou des avenants à la convention collective, donc ce qui relève des négociations sur les salaires, sur la classification des postes, sur la prévoyance, etc., précise Philippe Denry. Il y aura aussi sûrement des conséquences sur la répartition des postes entre syndicats dans les différentes structures paritaires », comme la commission paritaire nationale de l'emploi ou la commission mixte paritaire de la branche.

Par Anne-Laure Mercier

4 Mai 2017

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