Formulaire de recherche

La FSPF demande une aide spécifique pour les pharmacies

Selon le décompte des télétransmissions des factures émises par les officines vers l’Assurance maladie établi par Résopharma, l’épidémie de Covid-19 fait chuter l’activité officinale.

© adobestock_jeanluc

La mise en place du confinement de la population a eu des répercussions sur l’activité des officines. « Au cours de la troisième semaine du mois de mars, le volume des télétransmissions effectuées par les pharmacies (France entière) a augmenté de près de 2 millions par rapport à la même semaine de février, observe la FSPF dans un communiqué. Cette hausse s’explique par l’entrée en vigueur du confinement de la population à compter du 17 mars à midi. » Mais depuis, le syndicat note que « malgré les différentes mesures renforçant le rôle des officinaux, notamment dans le renouvellement des ordonnances, le volume de factures télétransmises a chuté de près de 20 % (France entière) la semaine dernière ». Une situation qui devrait se poursuivre en avril, le confinement étant appelé à se prolonger. 
« Dans ce contexte particulier, de nombreuses officines ont d’ores et déjà revu à la baisse leurs amplitudes d’ouverture et doivent aujourd’hui mettre une partie de leurs salariés au chômage partiel », relève la FSPF, pour qui les petites officines de proximité, dont l’activité est particulièrement dépendante du nombre d’ordonnances, seront les premières à être touchées. Pour le syndicat, les mesures de report de crédit et de cotisations prévues ne seront pas suffisantes et « il faut dès à présent prévoir des aides plus spécifiques pour elles ». Aussi, compte tenu de l’engagement des pharmaciens d’officine et de leurs équipes qui assurent des tâches supplémentaires pour lutter contre l’épidémie, la FSPF demande à l’Assurance maladie la création d’une « aide Covid-19 ». Celle-ci « contribuera à amortir les effets de la baisse d’activité prévisible en avril alors que les officines seront tenues de rester ouvertes et de maintenir le paiement des salaires de leurs personnels ». « Aucune pharmacie d’officine ne doit être pénalisée, aucun salarié ne doit être lésé. Toutes les aides promises par l’État devront être accordées », affirme le syndicat.

Par Christophe Micas

1 Avril 2020

© Le Pharmacien de France - 2020 - Tous droits réservés