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La coordination avance ses pions

L'accord signé entre douze professions et l'Assurance maladie pose notamment les bases de la prescription électronique. 

© FOTOLIA/CISTI

Parler de coordination des soins, c'est bien, le faire c'est mieux. Le 10 octobre dernier, le directeur de l'Union nationale des caisses d'Assurance maladie (Uncam), Nicolas Revel, et la présidente de l'Union nationale des professionnels de santé (UNPS), Jocelyne Wittevrongel, ont apposé leur paraphe au bas de l'accord-cadre interprofessionnel (Acip). Sous cet acronyme un peu technocratique se cache le programme des années à venir pour l'interprofessionnalité, l'UNPS représentant en effet les professionnels de santé libéraux. Les deux parties se sont félicitées de la signature de cet accord dont la négociation avait débuté en février dernier. Le texte, pour devenir applicable, doit maintenant être ratifié séparément par toutes les professions. Côté pharmaciens, la FSPF a, le 11 octobre, annoncé son intention de suivre le mouvement.

Derrière le plan Macron

Stratégiquement parlant, l'Acip donne un cadre à quatre ambitions, comme le résume l'Assurance maladie elle-même : « conforter l’offre de soins de premier recours [...], renforcer la prévention, l’efficience et la qualité de la prise en charge [...], améliorer l’articulation entre les établissements de santé et l’ambulatoire [et] améliorer les conditions d’exercice ». Un programme qui ressemble fort au premier étage de la fusée du plan « Ma Santé 2022 », lancé le 18 septembre dernier par Emmanuel Macron, même si les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), la pierre angulaire de ce plan, ne sont que rapidement évoquées dans l'Acip, parmi d'autres structures comme les maisons de santé ou les équipes de soins primaires.

De l'e-santé, de l'e-santé

Côté outils enfin, l'accent est évidemment mis sur la télémédecine, le recours au dossier médical partagé (DMP) – avec un objectif de 40 millions de dossiers d'ici à cinq ans –, la généralisation des messageries sécurisées, etc. Last but not least, la prescription électronique est largement évoquée. Son déploiement se fera, « avec un calendrier progressif mais ambitieux », sur une période de quatre ans « pour toutes les prescriptions (produits de santé, examens de biologie, d’imagerie, actes infirmiers…) ». En réalité, précise l'Assurance maladie, les médicaments ouvriront le ban, suivis par les examens de biologie, d'imagerie et les autres actes. 

Par Laurent Simon

11 Octobre 2018

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