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Jusqu'à cinq jours pour réagir

1 %

Seul 1 % des 15-29 ans sait que la contraception d'urgence peut être prise jusqu'à 5 jours après un rapport non protégé.

Rupture de préservatif, oubli de pilule, rapport non protégé : plusieurs circonstances peuvent exposer à une grossesse non désirée. Dans ces situations, si la contraception d'urgence orale est bien connue du public, ses modalités précises et le délai réel pour réagir sont largement ignorés. C'est ce que révèle une enquête de Santé publique France dévoilée lundi 1er juillet, réalisée auprès de 2 800 hommes et femmes âgés de 15 à 19 ans, interrogés par téléphone sur leur connaissance et leur perception de la contraception d'urgence. Il s'avère ainsi que seulement 1 % des moins de 30 ans connaît le délai maximum dont dispose une femme après un rapport sexuel non ou mal protégé pour éviter une grossesse non désirée : jusqu'à 5 jours. Et 40 % des sondés pensent que la contraception d'urgence est efficace uniquement si elle est prise dans les 24 heures après le rapport, ce qui est probablement étroitement lié au terme couramment utilisé de « pilule du lendemain ». En réalité, elle est certes optimale si elle est prise dans les douze heures, mais elle fonctionne encore dans les 3 ou 5 jours maximum après le rapport, suivant le médicament utilisé. 

Campagne d'info jusqu'au 21 juillet

Si les jeunes méconnaissent le délai de recours à la contraception d'urgence, ils sont bien conscients en revanche, à plus de 80 %, qu'elle est gratuite et anonyme pour les mineures et accessible sans ordonnance directement en pharmacie. Les jeunes filles peuvent aussi y avoir accès dans un centre de planning familial, un centre de dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST), auprès de l'infirmière scolaire de leur établissement ou du service universitaire de médecine préventive pour les étudiantes. Pour pallier ce manque d'informations, le ministère de la Santé et Santé publique France ont lancé une campagne de communication actuellement diffusée sur le Web et les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Snapchat) et ce, jusqu'au 21 juillet. L'ensemble des éléments de cette campagne renvoie sur le site d'information sur la sexualité Onsexprime.fr. Il répond à toutes les questions que les jeunes peuvent se poser sur la contraception d'urgence : Comment ça marche ? Où et comment se la procurer ? À qui s'adresser ? Une bonne occasion pour réaffirmer la place du pharmacien d'officine dans ce dispositif et d'entamer la discussion avec les plus jeunes de ses patients.

Par Hélène Bry

5 Juillet 2019

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