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Deux options pour les Trod angine à l'officine

Le sujet des Trod angine en pharmacie a été débattu le 13 juin en commission paritaire nationale entre l'Assurance maladie et les syndicats de pharmaciens.

© ADOBESTOCK/MC CARONY

Pour ces tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) qui doivent être pris en charge par la Sécurité sociale à partir du 1er janvier 2020, deux modes de dispensation à l'officine sont concrètement envisagés. Premier cas : la personne souffrant de maux de gorge se présente à son pharmacien qui la questionne sur ses symptômes (questionnaire de Mac Isaac concernant la présence ou non d'une fièvre supérieure à 38° C, d'une toux, d'amygdales gonflées…). En fonction du score, la réalisation d'un Trod angine est proposée. Si ce dernier est positif, le patient est adressé à son médecin ; s'il est négatif, le pharmacien lui propose directement de quoi soulager ses symptômes. Deuxième cas de figure : le patient souffrant de maux de gorge est déjà allé voir son médecin qui lui a prescrit un antibiotique et un Trod à réaliser en officine. L'antibiotique n'est alors délivré que si ce dernier est positif.

Qui achètera les tests ?

Philippe Besset, président de la FSPF, se réjouit de cette perspective de voir les pharmaciens participer activement au dépistage des angines mais reste préoccupé par la question de l'achat des tests. « Est-ce l'Assurance maladie qui fournit les Trod angine ou est-ce au pharmacien de les acheter ? », résume-t-il avant de préciser que « même si, dans un premier temps, nous pouvons envisager d’acheter nous-mêmes ces dispositifs pour ne pas freiner le processus, nous trouvons plus simple que ce soit l'Assurance maladie qui nous les fournisse après qu'elle aura effectué un appel d'offres européen ». Par ailleurs, poursuit-il, « nous souhaitons que cela entre dans le cadre d'une négociation conventionnelle plutôt que réglementaire et que le système d'évaluation soit basé sur les données de l'Assurance maladie plutôt que d'avoir à passer par un portail supplémentaire qui obligera le pharmacien à remplir lui-même les données. En gros, nous ne souhaitons pas une usine à gaz administrative de plus ».

Par Hélène Bry

21 Juin 2019

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