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Cet été, vacances ou comptoir ?

La période estivale ne sera pas reposante pour tous les pharmaciens.

Si près de 62 % des ­sondés affirment qu’ils prendront bien un congé cet été (de 2 à 3 semaines pour la grande majorité), près de 30 % resteront à pied d’œuvre dans leur officine. Qu’il s’agisse de convenance personnelle et de l’envie de ne pas « participer à la transhumance estivale » ou de la situation géographique de la pharmacie dans une zone où affluent les vacanciers l’été, les raisons expliquant votre présence auprès de vos patients durant les deux mois à venir ne manquent pas. Mais celle qui prédomine est, de loin (41,3 %), l’incapacité à trouver un remplaçant. Ce problème que vous qualifiez de « récurrent depuis déjà quelques années » ou, plus explicitement encore, de « casse-tête permanent », semble s’être aggravé cette année marquée par la crise sanitaire.

Panne de remplaçants et freins économiques

« Mais où sont les diplômé(e)s et étudiant(e)s en pharmacie ? », vous demandez-vous avec, pour certains, une envie de « tout laisser tomber ». Un découragement que l’on peut aisément comprendre quand on a réussi à ne prendre que 5 semaines de vacances en… quatre ans, comme l’un d’entre vous le confesse. Pour près de 24 % des pharmaciens sondés, ce sont enfin des difficultés économiques, transitoires ou malheureusement plus durables, qui sont à l’origine de leur décision de ne pas se payer un peu de bon temps et surtout un repos bien mérité après ces mois particulièrement intenses. 

Par Benoît Thelliez

4 Juin 2021

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