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Bruno Le Maire ne touchera pas à la pharmacie

Qu'il s'agisse de monopole ou de capital, le ministre de l'Économie a déclaré exclure l'officine de son projet de loi sur l'entreprise, prévu au printemps.

Bruno Le Maire aux côtés d'Ariel Amar.© EREZ LICHTFELD

 

Bruno Le Maire a répondu présent à l'invitation de l'Association des pharmaciens juifs de France (APJF) qui organisait mercredi 14 février son dîner de gala annuel en présence de nombreux représentants de la profession. Le ministre de l'Économie y a surtout tenu un discours que l'assemblée ne pouvait qu'apprécier : il « a annoncé que sa grande réforme de l'entreprise [qu'il présentera en conseil des ministres le 18 avril prochain, NDLR] ne concernera pas la pharmacie d'officine, alors que de nombreux lobbys l'ont sollicité, notamment pour autoriser la vente de médicaments OTC en grandes surfaces », indique Philippe Besset, vice-président de la FSPF, qui comptait parmi l'auditoire ce soir-là. Bruno Le Maire a aussi déclaré son « estime pour le rôle du pharmacien en termes de santé publique et de lien social ».

Des propos rassurants

Le président de l'APJF, Ariel Amar, ajoute que le ministre a dit se refuser à ouvrir le capital. Il incite toutefois à « nuancer ses propos : il n'est pas non plus pour l'immobilisme et reste ouvert à toute évolution envisageable sans risque » pour la profession. Par « évolution », Bruno Le Maire entend « compléter le périmètre du pharmacien et a cité la vaccination en guise d'exemple ». Il appelle également à « mener une réflexion sur l'accès des jeunes au métier de titulaire, quelle que soit la fortune personnelle de chacun », rapporte Philippe Besset. Bref, « un discours très, très rassurant » pour Ariel Amar. Le ministre de l'Économie s'est enfin dit prêt à recevoir tous les représentants de la profession et à entamer une réflexion pour développer l'activité offinale. La perspective d'une réforme des professions réglementées incluant les pharmaciens, encore évoquée en novembre dernier, n'est-elle donc plus qu'un mauvais souvenir ?

Par Anne-Laure Mercier

15 Février 2018

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