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Beyfortus revient !

C’est officiel. Beyfortus (nirsévimab) est de retour en pharmacie à compter du 26 août prochain.

@adobe_littlewolf1989

Dans le cadre de la campagne d’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS) des nouveau-nés et nourrissons, la Direction générale de la santé (DGS) annonce la mise à disposition de Beyfortus, dans les pharmacies, à compter de la dernière semaine du mois d’août prochain, via le circuit classique des grossistes-répartiteurs. Cela vaut pour les officines métropolitaines, de la Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Celles situées en Guyane recevront les premiers lots à partir du 12 août et celles à Mayotte à partir du 4 novembre.

De 250 000 à 600 000 doses

Proposé pour la toute première fois en France l’an dernier, comme en Espagne et aux Etats-Unis, Beyfortus avait rencontré un fort succès contraignant les autorités à mettre en place, au bout de quelques jours seulement, une priorisation vers les seules maternités. Le stock d’Etat de 250 000 doses n’avait pas permis de répondre pleinement à la demande des parents. Désormais entré dans le droit commun avec un prix à plus de 400 euros la boîte, ce médicament sera disponible à 600 000 exemplaires pour la saison 2024-2025, a confirmé le laboratoire Sanofi.

Un message « DGS-Urgent » du 3 juillet indique que sont éligibles à Beyfortus les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2024 (à compter du 1er février pour La Réunion et la Guadeloupe, du 15 mars pour Mayotte). Ce médicament pourra être proposé à tous les nouveau-nés dans les établissements de santé dotés d’une maternité dès le 15 septembre prochain.

Les options thérapeutiques

Par ailleurs, la DGS rappelle que d’autres traitements préventifs sont disponibles, à savoir l’anticorps monoclonal Synagis (palivizumab) depuis 1999, indiqué chez les prématurés et les nourrissons à haut risque, ainsi que le vaccin Abrysvo dont les premières doses sont attendues sur le sol français à la rentrée prochaine. Développé par Pfizer, ce dernier a la particularité de s’administrer chez la femme enceinte dans son 8e mois de grossesse afin de protéger l’enfant contre le VRS.

Les plus de 60 ans dans le viseur

Abrysvo est aussi indiqué dans la prévention de l'infection par le VRS chez les personnes de 60 ans et plus, tout comme son concurrent de chez GSK, Arexvy. Ces deux nouveaux vaccins sont ceux que la Haute Autorité de santé (HAS) a choisi, d'après un communiqué daté du 4 juillet 2024, de recommander chez les 75 ans et plus ainsi que chez les 65-74 ans présentant une comorbidité respiratoire ou cardiaque. Une recommandation qui devra prochainement être actualisée pour déterminer la place, dans la stratégie vaccinale, du vaccin à ARNm mResvia, de Moderna, qui a décroché le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA) fin juin, également chez les 60 ans et plus. Des études sont en cours pour son administration chez la femme enceinte (phase II) et en population pédiatrique (phase I).

Par Mélanie Mazière

5 Juillet 2024

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